
Écrit par ziko_kelibia Samedi, 10 Juillet 2010 03:06

Azmour, petite commune du Cap Bon s’apprête à célébrer du 19 au 23 juillet 2010 le Festival Sidi Maâouia Echêref. Située à environ 11 km au nord de Kélibia, elle est à vocation principalement agricole, même si récemment elle a vu quelques unités industrielles fleurir dans ses environs. Un véritable «trou de verdure» où la population, se prépare au doux rythme de la nature abondante qui la submerge à fêter Sidi Maâouia Echêref.
Ainsi dans l’après midi du 19 juillet, le coup d’envoi des festivités débutera par une animation radiophonique suivie d’une exposition d’articles et de meubles relevant de la tradition locale. La troupe de la fanfare se produira en un spectacle musical juste avant une démonstration du club local de karaté. Les artistes en herbe tout comme les athlètes sont issus de la maison des jeunes d’Azmour. Des défilés équestres en compagnie de la troupe des arts populaires auront lieu peu avant le dîner célébrant Sidi Maâouia.
Histoire:
Historiquement, ce serait vers l’an 430 de l’hégire qu’un certain Hamda Ben Khelis quitta la Mecque pour Azemour-Tazoula au Maroc. Son fils M’hammed se fixa à l’extrémité du Cap Bon et après sa mort, il fut inhumé au Cheraf, près d’El-Haouaria. Un de ses fils, Ahmed, se maria à la nommée Soussona d’El-Haouaria qui donna naissance à trois garçons, parmi lesquels Atig qui eut Sidi Maâouia. Ainsi, Sidi Maâouia Ben Atig Ben Ahmed Ben M’hammed Ben Hamda Ben Khelis serait descendant du Prophète à la dix-septième génération et fondateur de la tribu des Maâouine, qui remonte au Vème siècle environ de l’Hégire. Une parenthèse historique indispensable quant à l’appréciation du déroulement du cérémonial qui se poursuivra le lendemain avec une compétition de tir au fusil en commémoration du docteur Mohamed Néjib Tounsi, une dégustation de mets populaires tels que les «Mataoui» au miel et à l’huile d’olive et une soirée musicale en hommage à Sidi Maâouia.Dans l’après midi du 31 juillet, outre l’organisation de divers jeux populaires, une animation radiophonique qui se poursuivra jusqu’au dernier jour de la manifestation et des compétitions multiples, le jeune théâtre de Nabeul interprétera à partir de 21 heures la pièce «Malla Tcherbika» ou «Quel imbroglio» en l’honneur de la ville d’Azmour.
Les jeunes ne seront pas oubliés car le lendemain les meilleurs élèves et étudiants de la région se verront récompensés à leur juste valeur et les enfants pourront apprécier à loisir la pièce «Canichou et Canouchou», eux qui sont investis de la mission sacrée de la transmission de la mémoire collective. En effet les Maâouine, qui comprennent cinq groupes principaux répartis dans tout le Cap Bon, principalement dans la Dakhla (Dakhlet El Maâouine) se retrouvent autour du groupe de la Skalba, d’un autre groupe dit de Tazgrane, d’une entité composée de ceux qui sont répartis dans une série de villages tels que Damous, Sidi Bou Ali, Fartouna, Oum Dhouil, Maisra et Tafelloune, du groupe de Menzel Horr et enfin de celui de Sidi Hmida. Toutes ces formations dépendent bien entendu de la Zaouia mère de Sidi Maâouia. Couvrant une grande partie du Cap Bon, les Maâouine ont bénéficié par le passé d’avantages importants, comme le spécifie un Am’r bey de 1271, par égard à leur origine, par respect pour leur Zaouia et comme compensation à la règle qu’ils se sont imposés d’hospitaliser tous les voyageurs.
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Kelibia, Tunisia
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NE
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Commentaires
inchaallah dima zehin
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